Ce que cachent réellement les innovations des startups de cosmétiques naturels


Des marques se targuent de lancer des produits cosmétiques révolutionnaires. Sans dire qu’elles s’inspirent en fait de formulations existantes.

Des ingrédients « sains » , « naturels » mais pourtant « efficaces » ; des packagings « malins » et des textures « plaisir » ; mais surtout des produits « innovants » et « novateurs » : aucun superlatif n’est assez puissant pour décrire les produits des marques de cosmétiques naturels qui bourgeonnent sur les sites de financement participatif. Le créneau est porteur et les entrepreneur·e·s l’ont bien compris, comme en témoignent les multiples campagnes lancées ces dernières semaines sur Ulule ou KissKissBankBank pour démocratiser les savons, gels douche ou déodorants auxquels sont accolés tout un panel de qualificatifs : bios, naturels, écolos, vegan, zéro déchet…

Une communication rodée qui surfe sur les nouvelles tendances de consommation aux aspirations écologiques : la vague verte a déferlé dans nos salles de bain – et tant mieux pour la planète ! Mais attention aux appellations marketing qui entretiennent le flou autour de certaines notions. « En France, un produit cosmétique ne peut être qualifié de naturel que si son contenu naturel est supérieur ou égal à 95% » , rappelle ainsi la Fédération des entreprises de la beauté (Febea). « Un ingrédient naturel est obtenu par des modes opératoires sans modification chimique ou par des réactions de fermentation existant dans la nature. Par exemple, une huile végétale obtenue par pression, comme l’huile d’argan, est un ingrédient naturel » , précise encore la fédération. À ne pas confondre avec un ingrédient… d’origine naturelle, qui a nécessité une réaction chimique, parfois réalisée à l’aide de produits hautement transformés, pour être obtenu dans sa forme finale.

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