GreenBee recycle les déchets événementiels pour en faire des sacs

Responsable événementiel depuis plus de 10 ans à Cannes, Valérie Astier est consciente depuis longtemps de la quantité de déchets émis par les milliers de salons professionnels organisés chaque année en France (en temps normal, évidemment). C’est pour lutter contre ce fléau qu’elle a décidé de lancer en partenariat avec Cendrine Gady, bijoutière, l’association GreenBee afin de recycler les déchets des événements.

Une matière première à prix réduit

Imaginer la quantité de déchets éngendrés par un événement n’est sans doute pas la première question qui nous traverse l’esprit quand on franchit les portes d’un salon. Pourtant, Valérie Astier évoque la quantité de 4 millions de m2 de moquettes utilisées pour les 4000 événements organisés en France chaque année. Un seul séminaire international générerait 34 kilos de déchets par personne.

La moquette, les bâches publicitaires, le parquet stratifié et les panneaux agglomérés constituent pourtant une formidable ressource pour les créateurs et créatrices. Les fondatrices de GreenBee piochent d’ailleurs leur matière première dans les déchets de ces événements pour réaliser des sacs, des dessous de verre ou encore des pochettes à lunettes. Les matériaux récupérés sont stockés, nettoyés et triés avant d’être envoyés dans un établissement et service d’aide par le travail (ESAT) qui se charge de la fabrication.

Des objets responsables

Si le confinement a mis à l’arrêt la filière événementielle, les deux créatrices ont mis cette période à contribution en développant un nouveau produit : un filet à provision. Celui-ci est fabriqué à partir de bâches événementielles recyclées et découpées au laser dans un atelier cannois. Mise à part la matière première, celui-ci ressemble à s’y méprendre à ceux en filet utilisés il y a une soixante d’années. Contrairement aux tote bags qui fleurissent dans nos armoires, les sacs de GreenBee ont l’avantage de réutiliser une matière déjà existante.

Pour financer la production de leur nouveau produit, les fondatrices viennent de lancer une campagne de crowdfunding sur KissKissBankBank qui leur permettra de financer leur approvisionnement (40%), le prototypage (30%), la découpe laser (12%) et la livraison (10%).

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