« Le Grand Plongeon » nous immerge dans l’aventure de 53 entrepreneurs

L’entrepreneuriat séduit toujours les Français·es. En 2019, l’Hexagone a enregistré 17,9% de création d’entreprises en plus. Artisans, créateurs·rices d’entreprises, repreneurs…tous et toutes sont animé·e·s par une même envie : tracer librement leur route. Dans leur ouvrae Le Grand Plongeon, Anna Casal, Thomas Didier et Prescillia Fontenay ont interrogé plus de cinquante entrepreneur·euse·s sur leur parcours. Une belle occasion de découvrir les coulisses d’entreprises comme Alan, RogerVoice, Tempo, Evaneos, Dodo Toucan ou encore Invox mais aussi et surtout de toucher du doigt ce qu’est concrètement la vie d’un·e entrepreneur· euse.  

L’entrepreneuriat ne se limite pas à la tech 

Le monde de l’entrepreneuriat a aussi ses têtes d’affiche. Il n’est pas rare de retrouver régulièrement dans les médias et aux micros de nombreux podcasts des personnalités comme Justine Hutteau (Respire), Jean Moreau (Phenix), Guillaume Guibaut (Slip Français) ou encore Pauline Laingeau (Gemmyo).

Les trois auteurs en avaient « assez du mythe du génie qui a un matin une bonne idée et devient milliardaire comme par magie en quelques mois » , avoue Anna Casal. « Nous avions envie de portraits plus terrain sur la réalité qui se cache derrière la vie d’entrepreneur et d’une réponse enfin concrète au : Comment as-tu fait pour te lancer, te financer, … » , complète Prescillia Fontenay. C’est la raison pour laquelle les trois auteurs ont scindé leur ouvrage en 5 catégories : digital, lieu, produit, artisanat, valeur. Ce qui leur a permis de mettre en avant des expériences et des secteurs d’activité riches et variés.

La diversité des parcours, des projets, des profils

Dans Le Grand Plongeon, on découvre des projets, des produits, des services mais surtout des hommes et des femmes aux parcours très différents.

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Certains ont choisi d’ouvrir leur entreprise dès la fin de leurs études comme Olivier Reynaud qui a profité de la récompense financière remportée lors d’un concours pour concrétiser son projet. « Le parcours d’Eric La Bonnardière, le fondateur d’Evaneos est intéressant : il crée même son entreprise avant d’avoir trouvé l’idée et son associé, c’est dire ! Il y a ceux qui n’en peuvent plus après plusieurs années dans de grands groupes, et d’autres comme Corinne Gaudic, très heureuse après 10 années chez Louis Vuitton, qui se cherche un nouveau challenge mais n’imagine pas un seul instant reprendre une entreprise et quitter le salariat » , souligne également Prescillia Fontenay. Il n’y a pas de parcours linéaire mais on trouve des traits de caractères communs au sein de tous ces portraits.

« Ils ont tous cette motivation et cette détermination sans faille, une résilience à toute épreuve et l’envie de challenger le statu quo ou les codes, le tout avec un grain de folie car on est souvent seul contre tous au début d’une aventure » , reconnaît Thomas Didier.  « Il faut du courage pour vaincre toutes ces épreuves. L’ouverture d’esprit et aux autres est une des grandes qualités partagées par ceux que nous avons interrogés » , analyse de son côté Anna Casal.

Des conseils distillés à chaque page

Faut-il avoir 100 000 followers pour se lancer dans l’artisanat ? Doit-on prendre un associé ? Comment s’intégrer dans un univers qu’on ne connaît pas ? Au fil des pages, les entrepreneurs et entrepreneuses livrent avec sincérité leurs parcours, leurs erreurs, leurs échecs mais aussi leurs réussites. Ce partage d’expérience est aussi un moyen pour les  entrepreneur·euse·s lecteur·rice·s d’éviter certaines difficultés. S’il faut savoir saisir des opportunités, comme l’a fait Alexandre Bonbon avec Coco Community, le temps est parfois un allié de la qualité.

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Un des conseils qui ressort le plus est sans doute de faire preuve de curiosité en rencontrant et en questionnant un maximum de personnes pour mieux appréhender un sujet et enrichir ses idées. L’exemple d’Olivier Reynaud est criant. « J’ai écrit un article sur Medium que j’ai partagé sur mes réseaux sociaux, en indiquant être intéressé par des rencontres sur ce sujet : ‘Contactez-moi si les sujets autour de l’IA et de la vidéo vous passionnent également pour en discuter autour d’un thé. Changeons le monde ensemble!’ , et j’ai laissé publiquement mon mail. J’ai dû boire 100 thés en un mois grâce à ça ! Cela nous a permis de nous confronter à autant de points de vue. »

Un dernier mot pour les auteurs :

« Même si on se plante, il reste toujours quelque chose de positif d’une aventure entrepreneuriale. Comme le dit Jean-David Chamboredon en préface, il n’y a rien de plus agréable que de prendre son destin en main » , retient Anna Casal. Pour Thomas Didier, « il ne faut pas avoir peur de se lancer dans le grand bain ! L’important est de bien s’entourer. Il y a de nombreuses idées et bonnes pratiques à mettre en œuvre dans les portraits. »

Par

Anne Taffin

17 janvier 2021 / 10H00
mis à jour le 15 janvier 2021

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