La vie économique – Civilisation romaine

La civilisation romaine a su créer une économie riche et dynamique.

Cette économie repose sur plusieurs secteurs d’activités qui connaissent parfois des interactions.

Le commerce de proximité est un facteur essentiel de cette économie. Chaque agglomération accueille des commerçants qui animent ainsi déjà un premier cercle économique. Dans la majorité des cas, les marchandises vendues sont produites ou fabriquées par ces mêmes commerçants. Nombre de boutiques ou d’étals proposent des produits agricoles venant généralement de la campagne environnante.

L’agriculture est un secteur économique de premier plan dans le monde romain. Elevages et cultures sont les ressources de premier ordre de la population. Les prix et les valeurs des produits agricoles évoluent en fonction des événement politiques et connaissent des fluctuations qui ont un impact direct (positif ou non) sur l’économie romaine.

L’un des piliers de l’économie se trouve dans la propriété. Les riches propriétaires fonciers détiennent les moyens de production agricoles et font ainsi fortune. Les propriétés immobilières rejoignent rapidement les domaines agricoles et des empires financiers se créent ainsi, placés dans les mains des aristocrates romains détenteurs des terres et des constructions. Des fermes gigantesques sont créées : produisant en quantités importantes mais ruinant aussi les petits paysans.

Pour en savoir plus sur les latifundia : rubrique Les latifundia

Le commerce des matières premières est un secteur important qui répond à une demande toujours en expansion : pour fabriquer des armes, des bijoux, des oeuvres d’art…

Un autre secteur fort et réactif est celui des grandes productions : les ateliers de céramiques, les productions d’amphores. Produits fragiles, rapidement jetés et sans cesse renouvelés, ces objets sont fabriqués en série par des ateliers de potiers. Les marchés sont inondés de productions diverses tant au niveau des types de céramiques produites que de la qualité.

Le tout est relayé par des échanges commerciaux dynamiques et efficaces. Les Romains importent et exportent. Des voies commerciales se développent et plus particulièrement les voies navigables : voies fluviales et maritimes.

Enfin, secteur nécessaire et prépondérant : celui du système bancaire. Les Romains développent un système bancaire simple, archaïque même mais cohérent et pratique. Les banques sont dans la presque quasi-totalité entre les mains d’entrepreneurs particuliers qui travaillent pour leur propre compte. Ces hommes ont une connaissance aigüe du marché, connaissance créée et entretenue par une expérience du terrain et une interaction directe avec leurs clients. Les prises de risques sont à niveau d’homme (ou d’entreprise) et impliquées dans une prise directe et matérielle (achat ou investissement à court terme mais reconductibles). Fonctionnant comme des commerçants, ces banquiers vendent, en parallèle des opérations bancaires, des services (comme par exemple le change) qui leur assurent une stabilité financière et une indépendance envers leurs débiteurs.

L’économie romaine connaît parfois des périodes de crises sévères. Ainsi, en 301, Dioclétien tente d’enrayer l’inflation galopante. Pour ce faire, il crée l’Edit du Maximum visant à contrôler les prix. Mais cette action sera sans effet.

Les monnaies romaines, liens essentiels dans cette économie connaissent une longue évolution et des fluctuations accompagnant les aléas politiques et économiques du monde romain. Très diversifiées, elles sont souvent un bon indicateur de l’état de santé de l’Etat romain et de son économie. 

]]>

]]>

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *